mardi 20 octobre 2020

La Vallée de l'Annapolis, le Niagara de la Nouvelle-Écosse

Au début du mois d’octobre, j’ai effectué un petit séjour dans la bulle Atlantique.  En fait, en présence d’un couple d’amis nous étions pour quelques jours dans la région urbaine d’Halifax.  Force est d’admettre que nous avons su profiter à temps de nos libertés avec la menace d’une deuxième vague de la COVID. 

Pendant ces 4 jours, nous avons, bien entendu, passé par l’incontournable région de Lunenburg, Mahone Bay, sans oublier la visite de Peggy’s Cove et de son phare symbolique, soit le phare le plus photographié au pays.

Nous avons aussi profité du dimanche 4 octobre pour nous rendre dans la région viticole néo-écossaise pour y visiter quelques vignobles. À partir d’Halifax, via la route 101, ce trajet d’un peu plus d’une heure nous permet de traverser la province du sud au nord pour quitter le littoral de l’Atlantique vers le Bassin des Mines.  


Notre itinéraire nous mena dans la région de la Vallée d’Annapolis, plus précisément à Wolfville où l’on retrouve la plus grande concentration de vignobles de la province, soit une vingtaine. En comparaison, l’Ontario est depuis plusieurs décennies, identifiable pour ses vins grâce à la région de la Péninsule du Niagara dont les chutes ne sont plus l’unique attrait.  L’œnotourisme est prospère et c’est un peu ce qui est en train de se produire dans ce coin de la Nouvelle-Écosse, niché aux abords de la Baie de Fundy. Le site de Grand-Pré est reconnu comme haut lieu de mémoire et de rassemblements. C’est le seul site au Canada inscrit comme paysage culturel à l’UNESCO, véritable reconnaissance pour toute la communauté acadienne. Fait à souligner lors de notre passage dans la région de Wolfville, nous avons été témoin en plein début d’octobre d’un embouteillage dans cette petite localité de plus de 4195 âmes. L’endroit est aussi prisé par les amateurs de pommes à l’automne.

Ceci ne nous a toutefois pas découragés et nous avons profité de ce dimanche ensoleillé pour visiter Blomidon Estate Winery, Benjamin Bridge et Lightfoot & Wolfville.

Blomidon Estate Winery

Je n’en étais pas à ma première expérience dans les vignobles en Nouvelle-Écosse, mais à ma première visite chez Blomidon EstateWinery. Notre premier arrêt de dégustation. L’établissement est niché sur la rive du bassin Minas, près de Canning, et représente une halte pittoresque pour les visiteurs qui peuvent admirer, sur la route vers le vignoble, l’impressionnant rocher rouge du Cap Blomidon.  Samuel de Champlain l’avait baptisé « Cap Poutrincourt » mais le nom ne perdura pas et les Acadiens le nommèrent plutôt « Cap Baptiste ». Après la Déportation, les premiers colons anglais lui attribuent le nom « Cape Porcupine », nom qu'il porta longtemps en parallèle avec celui de « Cape Blowmedown », devenu en 1959 Cap Blomidon.


Le vignoble de Blomidon date de 1986 et il était destiné à fournir des raisins à un autre pionnier de l’industrie du vin de la Nouvelle-Écosse, soit Jost Vineyards à Malagash, à plus de 200 km plus à l’est. En 2002, la propriété est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, sous le nom de Blomidon Estate Winery.

Avec les nouvelles mesures de distanciation sociale, la dégustation est un peu différente.  Les gens qui avaient l’habitude de se faire servir debout au bar à dégustation vont noter des changements qui sont appliqués dans la plupart des établissements.  En fait, les gens doivent porter un masque jusqu’à leur table et ensuite, le personnel se charge d’apporter les vins désirés à la table.

Blomidon possède un portfolio d’une dizaine de vins.  Il est possible notamment de déguster un volet classique ou des vins sous le volet réserve.

Nous avons eu la chance de goûter au moins 6 des 10 produits.  Les blancs et les mousseux étaient particulièrement bien réussis. Le Blow Me Down White, le Riesling et le Chardonnay faisaient une bonne impression pour les vins tranquilles.  Ce sont les vins effervescents toutefois qui m’ont impressionné davantage.  J’ai particulièrement apprécié le Blanc de Noirs 2014, le Crémant NV et le Brut Cuvée l’Acadie NV.

Ce qui se démarque  le plus chez Blomidon comme dans d’autres vignobles de cette région de la province, c’est la qualité des vins effervescents. Quant aux prix des produits, ils se situent également dans la tranche de ce qui est offert par la concurrence. À 28 dollars, le Crémant représente un excellent rapport qualité/prix et les cuvées millésimées Blanc de Noirs et Blanc de Blancs sont aussi dans le coup avec respectivement 45 et 75 dollars la bouteille.

Le vignoble est un endroit qui est un peu plus à l’écart de Wolfville, et il est encore agréable de profiter du calme des lieux pour siroter son vin sans que les gros autobus n’y débarquent en grande pompe avec les touristes. 

 Benjamin Bridge


Pour notre deuxième arrêt de la journée, nous nous retrouvons en territoire connu en ce qui me concerne lors de notre passage chez Benjamin Bridge. Avec mon implication au FestiVin de Caraquet, j’ai eu la chance de côtoyer plusieurs membres du personnel du vignoble dont le winemaker d’origine québécoise, Jean-Benoit Deslauriers et son assistant, Alex Morozov.  Que dire de plus à propos de cette entreprise viticole qui depuis plus d’une décennie nous a épatés avec ses vins effervescents de méthode traditionnelle. 

Son plus grand succès commercial, le Nova 7, démontre ses charmes avec une signature aromatique aguichante grâce à la présence d’une touche de muscat.  On y retrouve aussi de l’Acadie blanc, de l’Ortega et du Geisenheim.  Le mot latin Nova pour «nouveau» reflète l'idée un peu audacieuse que c’était fixé le winemaker en créant quelque chose de complètement original. Le «7» est en hommage à 2007, l’année du premier millésime commercial de ce vin qui est aujourd’hui le produit le plus vendu de BB (Benjamin Bridge) dans les magasins d’alcools de cette province (NSLC).

Profitant d’un aménagement revampé par un investissement important, il est devenu de plus en plus populaire auprès des visiteurs qui peuvent déguster un verre de vin mousseux sur la nouvelle terrasse en plein air surplombant la vallée de Gaspereau. Le domaine propose des menus de dégustation pour ceux qui souhaitent découvrir les produits de l’entreprise.

Pour ma part, je suis un inconditionnel de certains vins blancs de Benjamin Bridge comme le Véro, le Riesling et son Tidal Bay.  D’ailleurs, Tidal Bay est la nouvelle appellation désignée par la Nouvelle-Écosse depuis 2010.  Un comité technique indépendant veille à ce que seuls les vins présentant les caractéristiques distinctes de la région et répondant à un ensemble de normes rigoureuses soient autorisés à porter le sceau d'appellation Tidal Bay. La plupart des vignobles produisent un vin de cette appellation. 


Toutefois, je dois avouer franchement avoir un faible pour les vins mousseux de Benjamin Bridge. D’ailleurs, ce qui démarque Benjamin Bridge et ses vignes au cœur de la vallée du Gaspereau sur la baie de Fundy, c’est la particularité de son climat frais qui partage des similitudes avec la région de Champagne en France. Ils travaillent en collaboration avec des consultants externes pour produire des vins mousseux selon la Méthode Classique pour élaborer des vins haut de gamme en édition limitée. 

À l’aveugle, le palais le plus fin a de bonnes chances de se laisser berner en savourant un vin de Benjamin Bridge en croyant boire du vrai Champagne tellement l’on maîtrise bien l’art de faire des bulles savoureuses.

Le Brut millésimé et son Réserve sont des valeurs sûres.  On y élabore également des produits d’entrée de gamme non-millésimés en version Brut et Rosé très digestes pour une trentaine de dollars.

Dans certaines compétitions à l’aveugle, des sommeliers professionnels ont déjà même préféré un vin de Benjamin Bridge en battant du même coup la fameuse Cuvée prestigieuse Crystal de Louis Roederer. De l’avis de plusieurs, la signature néo-écossaise des vins se construit de plus en plus autour des vins effervescents.

Lightfoot and Wolfville

Notre dernier arrêt et non le moindre était un peu plus structuré. En fait, en guise d’acteur dans le monde du vin, je voulais avoir un peu plus d’informations de la part des artisans de ce domaine, plus récent que les deux autres que nous avons visités.  Lightfoot & Wolfville est présent sous cette étiquette depuis seulement 3 ans. 


C’est pourquoi j’étais spécialement curieux d’en apprendre davantage sur ces vins d’autant plus que le domaine se taille déjà une bonne réputation malgré sa jeune histoire.  La sommelière Jackie Cook nous a reçus dans une salle privée pour y déguster quelques produits dans un décor chaleureux et relaxe.  Cette dernière est nouvellement arrivée dans l’équipe de ce vignoble néo-écossais alors qu’elle a œuvré dans la région viticole de l’Okanagan, notamment au sein du réputé domaine de Mission Hill, près de Kelowna. Une adaptation en elle-même puisqu’elle devait quitter l’Ouest canadien pour la côte Atlantique dans l’est du pays, et ce à un moment où la COVID prenait le statut de pandémie. 

Nous avons d’abord obtenu plus de détails sur l’histoire de la famille Lightfoot qui cultive ces terres depuis huit générations dans la vallée d'Annapolis. Même si les premières bouteilles sont sur le marché depuis 2017, c’est en 2009 que les cofondateurs Michael et Jocelyn Lightfoot mettent en place leur vision de diversifier la ferme familiale en plantant des vignes pour la production de vin. Grands voyageurs et amateurs de vin, ils ont été inspirés pour implanter leur nom et y bâtir une destination agrotouristique de classe mondiale. 


En voyant l’impressionnant bâtiment dès votre arrivée, il devient facile de croire qu’ils ont utilisé tous les moyens pour y parvenir.  Une vaste boutique et son bar de dégustation, un restaurant avec un menu alléchant, sans oublier un magnifique hall dominé par un immense foyer. D’ailleurs, il n’y a rien de plus relaxant que de se retrouver sur le patio lorsque le soleil brille afin de déguster une bonne pizza sur feu de bois.  Le chef Brady Bertrand y met sa touche pour accentuer les plaisirs de la table.

Plus de 40 acres de vignes plantés et un portfolio de plus d’une quinzaine de produits. Comme plusieurs producteurs de la Nouvelle-Écosse, les vins blancs et les mousseux sont les forces de Lightfoot & Wolfville.  Les cépages nobles comme le Chardonnay, le Sauvignon Blanc, le Chenin Blanc et le Riesling sont en évidence.  Nous avons d’ailleurs eu la chance de déguster le Ancienne Chardonnay et le Terroir Series Riesling. Le Chardonnay pourra se conserver facilement de 7 à 10 ans.  J’ai succombé à la tentation et je vais moi-même en faire l’expérience.

Les mousseux font aussi belle figure. Nous avons comparé deux produits intéressants avec les explications de la sommelière aux lunettes originales qui ne sont pas sans rappeler un p’tit côté excentrique du pianiste et chanteur Elton John. Pour une quarantaine de dollars, le Blanc de Blancs Brut 2014 était spécialement voluptueux avec son goût riche en bouche soutenu par des bulles fines et élégantes.  Nous avons également été séduit par le Brut Rosé du millésime 2018 au même prix.  Un beau style de Rosé avec sa teinte saumonée, sa mousse fine et crémeuse ficelée par une acidité rafraîchissante.  Élaboré avec 100% Pinot Noir, ce rosé était fort agréable avec cet alléchant plateau de charcuteries et de fromages que nous avons mangé goulûment.


Enfin, en cette période où l’achat local revêt une importance et dans une époque où notre planète semble passer des messages, l’une des grandes fiertés de Lightfoot & Wolfville est certainement rattachée à son statut de vignoble 100% bio! Ils ont eu l’ambition il y a 8 ans de faire la transition de cette ancienne terre acadienne vers la viticulture biologique et biodynamique. D’ailleurs, ils peuvent se vanter d’y être parvenus autant dans le vignoble que dans la vinification.  Seulement 5 domaines au pays ont cette certification et ils sont les premiers en Nouvelle-Écosse.

Décidemment, nous nous sommes sentis privilégiés d’avoir accès à la bulle Atlantique en redécouvrant cette province voisine du Nouveau-Brunswick, mais aussi de boire de ses bulles magiques de vignobles qui nous enivrent de part leur qualité.

 

 

mercredi 14 octobre 2020

Le magnétisme des vins néo-brunswickois des Everett

C’était au mois de juillet 2017, j’étais dans la région de Moncton au Nouveau-Brunswick pour aller voir et entendre le groupe de mes belles années de jeunesse, Loverboy. Moi et ma femme nous avions décidé de prendre une nuitée dans un gîte B&B près du Casino de Moncton où se déroulait le spectacle du groupe canadien mené par le chanteur Mike Reno.


C’est donc à Magnetic Hill Winery B&B que nous avions réservé notre hébergement.  Comme c’est le cas avec la formule Bed and Breakfast, lors de notre réveil au lendemain du spectacle de Loverboy, nous avons partagé notre déjeuner dans la cuisine des propriétaires, Jeff et Janet Everett.

C’est à ce moment que nous avons fait la connaissance de cette famille et de leur goût pour l’agriculture et les gens.  D’abord, il faut préciser que le couple a opéré pendant plus de 10 ans Utopia U-Pick, la plus grande cueillette de fraises et de framboises au Nouveau-Brunswick.  Après avoir composé avec les aléas du métier, et parce que la famille s’agrandissait, les Everett ont décidé de prendre une nouvelle direction pour subvenir à leur existence, mais toujours en conservant cette passion pour l’agriculture

L’aventure vinicole s’amorce

A la fin des années 90, après une bonne réflexion et aussi parce que le gouvernement provincial ouvrait la porte aux établissements vinicoles, les Everett ont décidé d'utiliser les produits fruitiers pour développer leur propre cave. A l’origine, le plan été d'établir leur cave sur leur ferme existante, mais le destin est intervenu dans le processus.


C’est alors que nos agriculteurs ont été attiré par un domaine datant de 1867, tout juste à côté de la Magnetic Hill Illusion, une attraction devenue populaire dans la région de Moncton. La disponibilité de cette propriété au début des années 2000 allait permettre aux Everett de réaliser leur projet.

L’emplacement était parfait car il représentait une combinaison particulière entre l’histoire et le tourisme, spécialement avec cette vue imprenable sur Moncton et ses attraction touristique. Leur cave mettrait en valeur l’histoire des ancêtres vignerons de la région en utilisant tous les fruits locaux, tout en étant située sur une propriété aussi ancienne que le Canada!

Il aura nécessité beaucoup de travail et de patience pour restaurer l’endroit qui avait été abandonné une vingtaine d’années avant l’acquisition des Everett. 

La boutique du vignoble ouverte en 2005, ne vendait que trois vins à cette époque. En parallèle, la restauration de la maison se poursuivait et en 2010, les Everett ont ouvert leur Bed & Breakfast.  Des vignes de raisins et de la rhubarbe ont aussi été plantées tout en créant un aménagement paysager permettant de correspondre à leur vision de devenir une destination touristique de premier plan.

 

La relève se prépare

Zach Everett : l'art du winemaking.

Grandissant dans les activités agricoles de la famille, Zach le fils des propriétaires rejoint l’entreprise familiale alors que le gouvernement du Nouveau-Brunswick lance un programme pilote permettant de vendre des vins dans 5 épiceries locales sélectionnées. Cette opportunité amorce un tournant dans l'expansion et le développement de la propriété. Zach et sa petite amie d’origine autrichienne, Barbara, vont donc contribuer à apporter de nouvelles idées et développer de nouveaux styles de vins.  C’est alors que des rouges vieillis en fût de chêne et des vins mousseux de méthode traditionnelle feront leur entrée.

 

La vision d’un vignoble à la fine pointe de la technologie

J’ai toujours en mémoire cette première visite de 2017 alors que je faisais aussi la rencontre de Zach au terme d’une dégustation dans la petite boutique au sous-sol de cette résidence aussi vieille que notre pays.  Ce jeune homme visiblement animé par cette passion transmise par ses parents, nous informait des détails du projet d’agrandissement du domaine.  Cette transformation physique visait à introduire des équipements à la fine pointe de la technologie, mais aussi une nouvelle salle de dégustation plus grande et des espaces plus adéquates pour des réceptions et spécialement pour les mariages.

Bien que la structure soit bien en place, il faut malheureusement admettre que la pandémie actuelle n’aide en rien le processus de finalisation des travaux. L’ouverture officielle est quand même prévue en 2021, mais comme la plupart des entreprises, il faudra être très créatif pour passer à travers cette période d’incertitude.  Même si les vins de Magnetic Hill se vendent dans plus de 120 emplacements de la province (Supermarchés, succursales et agences ANBL, restaurants et hôtels) rien n’est acquis en ces temps difficiles sur le plan économique.

 

Changer les perceptions


Si l’industrie viticole de notre province est souvent perçue comme très jeune et surtout axée sur les vins de fruits, disons que la progression des cinq dernières années mérite d’être soulignée.  Je me souviens de mon premier contact avec les vignes néo-brunswickoises en 2011 dans le comté de Kent. Les vins de bleuets et de baies de sureau de la famille Maury étaient très digestes, mais le rouge sec ne m’avait pas encore convaincu.

Une dizaine d’années plus tard, je crois que l’industrie a fait de grands pas au niveau de la qualité.  Les changements climatiques pourraient d’ailleurs favoriser nos régions quand on regarde à ce qui s’est passé en Californie et en Australie depuis les 3 dernières années.  De plus, le partage de connaissances entre les différents producteurs avec les moyens d’aujourd’hui semblent favoriser notre jeune industrie avec l’accès à des techniques beaucoup plus efficaces. 

J’étais quand même hésitant à parler des vins du Nouveau-Brunswick et c’est par un concours de circonstance que j’ai été en mesure de corriger mes perceptions.


L’été dernier en visitant mon ami et sommelier, Robert Noël, ce dernier m’a présenté du vin à l’aveugle en me demandant mes impressions et me mettait au défi de déterminer d’où provenait les produits.  Par le caractère frais et légèrement salin des quelques blancs goûtés, j’étais sous l’impression que ça pouvait être des vins de la province voisine de la Nouvelle-Écosse, mais assurément pas du Nouveau-Brunswick. Surprise! En levant le voile sur les bouteilles cachées, l’Osceola et le Lodestone White m’étaient révélés. J’avais beaucoup aimé…

A mon grand étonnement, le rouge me donnait l’impression d’être un vin de France, possiblement du Gamay comme on en retrouve en Beaujolais.  Il s’agissait encore d’un vin de Magnetic Hill, soit le Mascaret, un vin à base de Marquette et de Frontenac, des raisins plus résistants au froid de nos hivers.

 

Le meilleur est à venir…

D’autres surprises sont à venir pour le vignoble de la région du Grand Moncton.  L’année 2020 promet un millésime grandiose avec l’été sec que nous avons eu. En septembre dernier, j’ai eu la chance de faire un arrêt au vignoble et j’ai goûté à plusieurs échantillons provenant directement des cuves dont les raisins étaient à peine pressés. Ce millésime permettra d’oublier deux années précédentes qui n’avaient pas été très favorables.


Pour la première fois de ma vie, j’ai même participé à des vendanges en cueillant des grappes de raisins en présence de Madame Everett, la mère de Zach. J’ai découvert une nouvelle variété soit le TP 1-1-12 en l’honneur de son concepteur Tom Plocher au Minnesota.  Zach pourrait bien nous réserver une autre surprise dans les mois à venir.  Personnellement, je peux affirmer sans me tromper qu’un produit du Nouveau-Brunswick fera son entrée pour la première fois dans mon Top 100 de l’Acadie Nouvelle en 2020.  Ce sera à surveiller en décembre.

Redécouvrir notre province

Alors que nous avons été confinés dans la bulles Atlantique, je crois que l’importance d’appuyer nos entreprises locales va faire ressortir un nouveau mouvement. Sur ces prémices, la route des vins et celle des microbrasseries pourraient bien devenir un atout majeur de l’industrie touristique. C’est bien de s’amuser sur les plages, mais les vacances c’est aussi s’offrir des expériences et sur cela l’envoûtement pour Magnetic Hill risque de coller aux visiteurs comme un super aimant!

 

P.s. Si vous avez le goût de visiter le domaine et goûter des vins, veuillez vous informer en consultant la page Facebook de MagneticHill ou son site web.  Étant donné le retour en phase orange, la région de Moncton requiert une attention particulière en matière de distanciation sociale.