mercredi 20 juin 2018

Une Journée de la gastronomie durable?


Avez-vous déjà remarqué qu’il semble exister une journée internationale pour différents sujets et causes de nos jours?  Saviez-vous que le 18 juin est consacré par l’ONU comme étant la Journée de la gastronomie durable? De que cé?  Hé oui, il existe une journée consacrée à cette thématique et elle permet d'attirer l’attention sur le rôle que la gastronomie durable peut jouer dans la réalisation des objectifs de développement durable.  On parle notamment du développement de l’agriculture, la sécurité alimentaire, la nutrition, la production alimentaire durable et la préservation de la diversité biologique.   Notre province possède un lot d’initiatives qui mettent en évidence plusieurs de ces objectifs, notamment avec la campagne Achetez NB. 

Saviez-vous que les ménages du Nouveau-Brunswick dépensent en moyenne 2,6 milliards de dollars en nourriture… chaque année?!? Les secteurs de l’agriculture, de l’aquaculture, des pêches et de l’agroalimentaire sont des éléments importants de notre économie.  Achetez NB souhaite justement que tous les producteurs d’aliments et de boissons du Nouveau-Brunswick réussissent. Plusieurs moyens faciles sont à notre portée pour les supporter et aider à conserver une plus grande partie des profits chez nous. Nous pouvons y contribuer lorsque nous effectuons des achats directement à la ferme, dans les marchés de fermiers, poissonniers ou magasins spécialisés.

Des huîtres réputées
Les exemples de réussite de nos producteurs sont nombreux. L’industrie ostréicole est un important moteur économique dans les collectivités côtières rurales du littoral acadien.  On estime aujourd’hui que le nombre d’huître en élevage s’élève à plus de 100 millions d’huîtres toutes tailles confondues. 


Ce nombre pourrait augmenter encore à mesure que les ostréiculteurs agrandiront leurs installations. Selon des données de 2013 du ministère des Pêches et des Océans, la Colombie-Britannique a fourni 59 % de la production totale canadienne. L'Île-du-Prince-Édouard en a produit 30 %, alors que le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse ont offert 12 % de la production totale d’huîtres canadiennes.  

Que l’on savoure l’huître de Caraquet, la Mallet de Shippagan ou la Beausoleil de Néguac, la qualité et la réputation de ces produits n’est plus à faire. 

Je me souviens de mon étonnement, lors d’un voyage en Californie en 2008.  Assis à la table d’un restaurant de San Francisco, j’ai pu savourer des huîtres Beausoleil, en étant à plus de 5600 km de la Péninsule acadienne.

Que dire de nos saumons…
L’élevage de saumons a débuté en 1978 sur un seul site commercial de la province à l’époque.  Aujourd’hui, il se pratique actuellement dans plus de 90 sites. 

La salmoniculture représente actuellement la denrée alimentaire unique la plus importante au Nouveau Brunswick en termes de valeur des ventes, qui était estimée à 117.3 millions de dollars en 2013.  

Parmi les douze plus grands pays producteurs de saumon, le Canada se classe au quatrième rang derrière la Norvège, le Chili et l’Écosse. Le Nouveau Brunswick représente environ 40 p. 100 de toute la production canadienne de saumon.

De la bière, du cidre et des vins…
Au cours des 10 dernières années, le Nouveau-Brunswick a non seulement observé une augmentation importante du nombre de producteurs, mais aussi une augmentation du rythme de développement dans le secteur des boissons alcoolisées à petite échelle. On compte actuellement plus de 18 établissements vinicoles titulaires d’une licence, plus d’une vingtaine de microbrasseries, 5 cidreries et 3 distilleries.

Dans le sillage de la Distillerie Fils du Roy à Paquetville, la province a vu naître plusieurs nouveaux joueurs dans le monde de la bière de microbrasserie. 

Que l’on parle des Brasseux d'la Côte à Tracadie, de la Brasserie du P’tit Sault à Edmundston et de Four Rivers Brewing à Bathurst, l’engouement des consommateurs est réel! 

Les produits de microbrasserie représentent environ 3 p. 100 du marché provincial de la bière et le potentiel est encore à peine effleuré.


Même la consommation de vin par habitant au Nouveau-Brunswick, qui se situe à 9,4 litres annuellement, est bien en-dessous de la moyenne nationale annuelle, qui est de 16,9 litres.

Les produits d’exportation du Nouveau-Brunswick, comme les pommes de terre, les bleuets sauvages, le sirop d’érable et les fruits de mer sont de belles réussites sur le plan commercial.  Quand on consomme localement on contribue à la durabilité de nos industries et à la prospérité de notre économie.  Pensez-y lorsque vous aller remplir votre panier d’épicerie.  Pour vous aider dans vos choix, consultez le Guide des disponibilités des produits avant de visiter votre épicier.  

Quelques sources pour l’élaboration de cet article :


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