mardi 26 juin 2018

Le Hygge ou si le bonheur était d’origine acadienne…


Je viens de terminer la lecture d’un bouquin de l’auteur Meik Wiking, président de l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague.  Son ouvrage s’intitule Le livre du hygge (prononcé HOUGA) Mieux vivre la méthode danoise.


En gros, l’auteur met en valeur le hygge qui se résume comme un art de vie danois favorisant les ambiances et expériences, en préconisant le plaisir d’être ensemble dans la simplicité.   Bref, si cela vous chante, j’ai trouvé un article qui résume pas mal bien l’essentiel de cette tendance dans un texte publié sur le site CanalVie.  

Pour ma part, un bon p’tit souper aux chandelles avec ma femme, ou une belle table gourmande avec la présence d’amis en partageant de bons vins, ce sont des rituels totalement hyggelig (adjectif qui désigne le hygge).

L’hymne au bonheur semble pointer vers le Danemark qui arrive régulièrement en tête du palmarès des peuples les plus heureux selon le World Happiness Report.  Cependant en 2017, c’est la Norvège qui a déclassé le Danemark alors que le Canada était au 7e rang «des plus meilleurs pays du monde», comme dirait Jean Chrétien.

Bien que le hygge semble susciter de l’intérêt suite à la sortie de ce livre, il y a quand même quelques remises en question qui ontaussi été soulevées dans les médias.  

Pour ma part, en faisant ma lecture du livre de Wiking, je me suis dit que le hygge avait probablement plus d’affinité avec l’Acadie qu’on ne pourrait le croire.  En fait, les acadiens et acadiennes sont pas mal du genre à se satisfaire des choses les plus simples du quotidien.  Que ce soit de se retrouver autour d’un bon feu sur une plage l’été, de regarder les coucher de soleil en bateau après avoir jigger le maquereau, ou dans une cabane à nigoguer pour pêcher l’éperlan durant l’hiver, ces petits bonheurs constituent le rythme de vie en Acadie.

Un bon bouillon aux palourdes ou aux coques, je vous jure que c’est pas mal hyggelig.  Si l’environnement joue un rôle important dans les conditions propices à la détente, les danois meublent leur quotidien d’objets qui donnent ce sentiment de détente.  Couvertures, bougies, livres et breuvages sont hautement en estime.  

Pour trouver le summum du nirvana de la rusticité, nous avons la chance de pouvoir visiter le Village historique acadien. À la fin de l’été, n’y a-t ’il pas plus grand bonheur que de revenir à la maison avec de belles couvertes artisanales acquises à la Foire agricole ou des conserves à base de p’tits fruits.  N’est-ce pas hygge à votre goût ça?

Bref toujours selon l’œuvre de Wiking, si c’est aussi en pleine nature que le bonheur trouve souvent son sens, et bien, nous sommes aussi pas mal dans le courant hygge avec nos magnifiques dunes à Bouctouche, les descentes en canoé sur la Restigouche, et pourquoi pas une ascension du Mont Carleton en septembre, alors que les couleurs des feuilles changent. 

Si vous avez lu ce texte jusqu’au bout, vous vous demandez probablement quel rapport  tout ceci pourrait avoir avec le vin et la gastronomie?  Et bien, c’est surtout la dimension du moment partagé et de la simplicité. 

Il n’est pas nécessaire de toujours sortir de grosses bouteilles ou de gros repas 5 services pour épater ses convives.  Le simple plaisir de se faire inviter et partager un burger sur le BBQ avec un vin de consommation courante, c’est aussi ça les p’tits bonheurs.

Voilà la chance que nous avons de profiter de la vie en Acadie.  Sans vouloir être trop philosophe, je crois que l’on est en mesure de faire son bonheur comme son malheur. 

Savoir reconnaître cette richesse que nous avons dans le moment présent, c’est possiblement le plus beau cadeau qu’on puisse se faire.  

Mise en garde, ne prenez pas trop ce texte au sérieux. Je fais un lien avec l’Acadie mais il n’y a aucune preuve scientifique, juste mes expériences de vie auprès de ces gens depuis plus de 27 ans. 

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