jeudi 28 février 2013

Bordeaux 2010 : Vedette de la presse spécialisée


Depuis quelques semaines on ne cesse de tarir d’éloge le millésime 2010 de Bordeaux.  Une récente opération menée en Amérique en  janvier,  dont le 26 janvier dernier à Montréal par l’Union des producteurs de Grands crus de Bordeaux semble avoir touché la cible. (Voir mon texte du 7 février) Les villes de New-York, Washington, Chicago, Los Angeles et San Francisco ont goûté aux charmes de ces vins. 
Pas étonnant que le Wine Spectator y consacre son édition du 31 mars avec James Molesworth. Intitulé Bordeaux at his Best, cette nouvelle édition de la bible du vin aux États-Unis, en profite pour passer en revue une impressionnante quantité de vins en proposant plus de 450 vins du millésime 2010,  ayant obtenu la note de consécration de 90 points et plus.  En lisant l’article de Molesworth, on salive déjà en lisant ces paragraphes décrivant les vins en vedette sur les deux rives.
Un millésime 2010 de Cheval Blanc à 1440 $

Dans le coin gauche, les canons du Médoc avec les appellations de Saint-Julien, Saint-Estèphe, Pauillac et Margaux.  Dans le coin droit, les poids lourds de Pomerol, Saint-Émilion et sans oublier Fronsac et Côtes de Castillon.  Bref la soif se manifeste à la lecture, mais lorsqu’il y a de grands millésimes comme 2010, les « aubaines » se trouvent davantage auprès des plus petits châteaux. On trouvera de bons vins particulièrement dans des appellations comme Listrac, Moulis,  Pessac Léognan et Haut-Médoc. L’analyse de Molesworth est documentée par des informations intéressantes pour ceux qui visent des vins avec de hauts pointages et de longues durées de garde. 

Les 2010 démontrent davantage de structure que le 2009, avec notamment des tanins et une acidité plus présente et mieux défini.  Les vins de Saint-Estèphe auraient été exposé à de la grêle tard dans la saison ce qui a résulté de résultats variables mais tout de même très bons.  Quant à certains Saint-Émilion une légère tendance à des extractions un peu trop poussées semble ternir un peu le portrait d’un superbe millésime.  Les vins de Pauillac et Saint-Julien démontrent des résultats magnifiques par la qualité du Cabernet sauvignon.  Sur 36 grands crus de Pauillac, au moins 27 se sont mérité la note de 90 points et plus.   Sur 25 vins goûtés par le Wine Spectator pour l’appellation Saint-Julien, un seul n’a pas été en mesure d’obtenir le seuil des 90 points et plus.   Pour l’appellation Margaux qui a été analysée dans ce rapport avec 54 vins,  au moins 72% des 2010 goutés ont obtenu un pointage remarquable en comparaison avec 46% des 39 vins de Saint-Estèphe.  Pour les bonnes aubaines, dans l’appellation Pessac Léognan,  le Château Brown et Château Larrivet Haut-Brion à 35$ chacun s’illustrent avec le même pointage à 92 points.  Le Château Belle-Vue Haut-Médoc à 25$ obtient pour sa part 91 points. 

Sur la rive droite, les vins de Pomerol auront été particulièrement  à la hauteur avec 88% des vins obtenant la marque du 90 points et plus.  Un magnifique Château Le Pin Pomerol obtient 98 points, mais pour avoir le plaisir d’y tremper ses lèvres on devra débourser 3000 $ pour mettre la main sur une bouteille, ce qui est 400$ de moins que pour un Pétrus 2010 qui a obtenu un point de moins. À ce chapitre, le Château  Cheval Blanc de l’appellation voisine de Saint-Émilion apparaît comme une aubaine avec son pointage de 98 points à 1440$.   

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